12 août 2007

Sepuku

Les japonais ont une façon bien a eux de se remettre en cas d'échec critique dans l'exercice de leurs responsabilités : sepuku. Ca consiste moralement à offrir en réparation à son supérieur hiérarchique quelque chose qui lui redonne gout à la vie, comme, par exemple, ses propres boyaux, son coeur palpitant, etc ... Au chateau d'Himeji, on trouve par exemple, une cour spécialement dédiée au Sepuku. Avec un coroner. On peut se demander ce qu'il se passe, si le coroner, ou l'offensé, décide que le sepuker a mal accompli le rite. Est ce qu'on remet tout en place, qu'on le recoud, et qu'on lui donne une seconde chance de réussir ? Par exemple, il peut apprendre par l'observation des autres sepuku dans la susdite cour, jusqu'à maitriser les arcanes de la technique, et donc, ne pas se rater la prochaine fois. Enfin, bref, aujourd'hui, j'ai tenté d'effectuer l'ascension du mont qui domine Kyoto. Parti de bon matin, je cherche le petit chemin conduisant au sommet. Je passe devant une porte en Bambou, mastoc, avec des barbelés, et me dis en mon for intérieur, (avec ou sans thé, fort ?) "Tiens, sympathique, ce japonais, accueillant, et tout. Surement, un ponte de la Mafia". Chemin faisant, je longe la cloture, m'engage dans un domaine cultivé, évite les paneaux "No trespassing", rebrousse chemin car je me retrouve face à un grillage, et décide de revenir dans la direction d'où je venais, pour essayer un autre endroit. Mais, pour éviter de revenir sur mes propres pas, je louvoie entre les no-trespassing. Surprise, je trouve un fin cable, presque invisible, entre deux arbres. L'air de dire "je suis électrique, viens, on va faire pikachu tous les deux". Sympathique, mais pas trop. Je décide donc de décliner l'invitation à me prendre une décharge, et continue un peu. Je vois alors un gars se lever das une cabane, venir à ma rencontre, habillé comme un vigile haut de gamme, gants blancs, médailles, etc ... Ce gus, m'annonce dans un anglais pitoyable que je n'ai pas le droit d'être là. Il me reconduit donc, ... à la porte mastoc en bambou. Je sais pas trop comment c'est possible, de grillager à fond des trucs, et de laisser des passages par derrière, (ok, jlà, je suis en train de me demander si une ceinture de chasteté laisse un passage par derrière), surtout quand on met des pièges électriques, et un couple de vigiles pour surveiller. Ensuite, je me demande à quelle sauce le gars va devoir manger son prépuce, quand les Yakuzas l'auront puni pour pas m'avoir intercepté plus tôt. Ou, si il va se faire sepuku... Quoi qu'il en soit, j'ai atteint le somet, sur le coup de 2 heures, après avoir lutté contre une mouche de la taille d'un oeuf de poule, l'air mencante, et m'être niqué le pouce, avec une entaille qui, sur le coup, m'a fait me demander comment on disait "point de suture" en Japonais.

Posté par JeanBub à 09:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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